Samedi, en plein déménagement. Je vous laisse imaginer le topo, on a réussi à ramener quelques potes de mon chéri. Les cartons trainent dans le couloir, dans l’appart, en bas de l’immeuble que je quitte. Ca va, ça vient, ça court de partout, des allers-retours.
J’étais en bas, je remonte et là…
- La lène, ton téléphone a sonné. C’était ta mère.
Alors là j’me dis qu’elle a p’tet oublié qu’on fait notre gymnastique du week-end ou qu’elle a un truc urgent à me dire.
- Maman, je te rappelle (après avoir fait sonner les portables de tout le monde et le téléphone de la maison, genre je m’inquiète), qu’est ce qu’il y a ?
- Rien, rien, tu déménages ?
- Ben euh oui, on est plein dedans là.
- Ah ben j’appellais pour savoir comment ça se passe et comment ça va.
- Très bien mais là j’vais devoir y aller, on a du boulot, je t’rappelle plus tard.
Une heure après plus tard, nous sommes dans l’appartement Terre d’Accueil. Toujours plein de cartons, un échange de canapés à faire, toujours quelques potes qui vont, viennent, montent descendent, vident les voitures. Driiiiiiiiiiing (enfin ça fait plutôt ta tatata, ta tatata parce que c’est la sonnerie Narc d’Interpol mais ça rend pas bien là). Note pour plus tard : ne pas essayer de rendre dans le blog une sonnerie de téléphone. Bref… Il sonne. Encore ma mère. Je pose mon carton (j’suis naïve, j’aurais mieux fait de le laisser sonner mais je me dis que si cette fois elle m’appelle, c’est que c’est urgent) et je décroche.
- Oui maman ???
- J’avais une question à te poser: est-ce que l’autre soir quand on est allé au resto chinois, y’avait bien ton chéri ?
La sueur perlant sur mon front :
- ?!?! Ben euh oui mais pourquoi tu me demandes ça là, maintenant ???
- Parce que ton père me soutient le contraire.
- Mais maman, j’suis toujours en train de déménager !!
C’est la notion d’urgence pour ma mère. Avant elle téléphonait même à 9h du mat’ le dimanche, à l’époque où j’faisais des grasses mat’. Voilà, c’est ma mère, quand elle a une idée dans la tête, elle ne l’a pas ailleurs. C’est comme ça que je l’aime ma mère. Il parait qu’on dirait moi. J’vois vraiment pas de quoi il parle…