J’avais vu toute cette campagne publicitaire il y a bientôt deux ans. Ca m’avait interpellée. J’ai toujours aimé avoir des correspondants dans le monde entier, en apprendre plus sur leur culture mais sans pouvoir vraiment les aider.
Et puis hier, je trouvais que le don ce n’était pas suffisant. J’aurais même aimé partir là-bas, pas nécessairement en Asie, mais là où on a besoin de l’argent. Mais je ne suis pas seule alors c’est délicat.
J’ai de nouveau cherché l’adresse de leur site. Et j’ai retrouvé. Plan international.
Ils demandent 25€ par mois pour parrainer un enfant (et aider sa famille aussi). Ce n’est pas rien c’est sûr, mais avec l’abattement des impôts, ça revient à 10€ par mois. Deux Mac Do de moins sur le mois, ça ne va pas me tuer ! Au contraire…
Je remplis le formulaire. Je peux donner mon avis sur le sexe de l’enfant et le pays. Je choisis une fille qui sera soit en Inde, au Népal, au Pérou ou au Sri-Lanka. J’ai pris une fille, parce que souvent, dans les pays en voie de développement, elles n’ont pas toujours accès à la culture, il y a un décalage avec ce que vaut un garçon donc… Mon adresse, le numéro de carte bancaire, je valide et voilà. C’est parti. J’attends le dossier avec les informations sur elle, sa famille, des photos, des informations sur son pays, les programmes de l’ONG etc etc. J’ai hâte d’en savoir plus sur elle, d’échanger, de lui envoyer des petites choses et de voir si ses conditions de vie vont s’améliorer légérement.
On me dit qu’on n’utilisera pas mon argent pour ça. Je vais rester naïve et croire que cet argent aidera vraiment ma filleule, croire qu’il n’y a pas que des requins et qu’il y a vraiment des gens qui veulent les aider.
Je n’ose pas trop en parler à mes parents. J’ai peur de leur réaction (c’est peut-être débile mais j’entends ma mère dire que j’ai déjà du mal à joindre les deux bouts alors pourquoi distribuer ces 25€ par mois comme ça…). Alors on me dit qu’il y a des gens plus aisés qui devraient faire ça à ma place. Ben oui mais ils le font peut-être déjà et ça ne m’empêche pas de le faire aussi. Et puis on me demande ce que ça va m’apporter. Je ne sais pas, je ne peux pas le décrire pour l’instant. Ca me fait plaisir, j’ai l’impression d’être utile et puis là, j’suis comme une enfant qui attend le Père Noël, j’attends le dossier, j’ai hâte de découvrir ma filleule.