Elle est gentille, c’est un connard. Il est gentil, c’est une salope. Il est gentil, il est célibataire. C’est un tocard, il est casé.

On entend souvent des nanas douces et sympathiques se plaindre d’être tombées sur un muffle. On entend des hommes calmes, gentils et bons à marier se plaindre de ne rencontrer personne. On voit les tombeurs jeter les filles comme des kleenex (”suivante, je suis pas amoureux” ou “je l’aime pas, pas de pitié”) et des collectionneuses en faire de même.

Qu’est ce qui nous attire tant que ça chez les mauvais garçons ? A lire les magazines féminins, on rêve toutes de rencontrer l’homme idéal, gentil, intelligent, doux, attentionné, beau bla bla bla. Et malgré tout, ces hommes sont là, près de nous mais pourtant, on ne les remarque pas. On voit les taureaux qui font les beaux au milieu de l’arène et qui bluffent tout le monde. Pourtant dans les contes de fées, le prince charmant ce n’est pas celui qui a son gel effet mouillé longue durée, peigne dans la poche, chemise ouverte et jean Hugo Boss moulant avec 6854 nanas dans son carnet d’adresses.

Souvent j’entends “ah mais il est trop gentil”. On croirait qu’en amour c’est un handicap ! Depuis quand c’est un handicap d’être trop gentil ?

La gentillesse, la douceur, c’est la transparence, on dirait que c’est fade. Alors, la clé pour plaire, c’est la résistance, il faut sortir du lot et avoir du caractère, du piquant voire être méchant ? C’est dommage. Est-ce que c’est le genre humain ne serait pas un petit peu masochiste ?