Ce billet ne pourra vous être utile que si votre appareil est un bridge ou un réflex (ou peut-être un compact mais rare sont ceux qui vous proposent les options). On va ici parler un petit peu des paramètres réglables lors de la prise de vue et malheureusement, sur certains appareils compacts, on n’a pas accès à ces paramètres.

Késako un appareil photo

Un appareil photo est un boitier optique constitué de lentilles (farfouillez bien dans votre mémoire, vous avez sûrement du avoir ces cours un peu ennuyeux d’optique), d’un diaphragme et d’un film ou capteur. Ici on parlera uniquement de capteur. Mais l’analogie peut-être faite pour les pellicules. Le capteur reçoit une quantité de lumière (ça dépend du temps, de la luminosité etc).

Le diaphragme

Le diaphragme de l’appareil, c’est comme l’iris de l’oeil humain. Il s’ouvre et se ferme. S’il y a beaucoup de lumière, il doit être fermé. S’il y a peu de lumière, il doit être ouvert. Sur l’écran de contrôle de votre appareil (en mode manuel), on peut lire des valeurs telles que 1,8 ou 2 ou 2,8 jusqu’à 11 ou 16 ou 22. Plus la valeur est grande, plus le diaphragme est fermé et donc moins il capte de lumière. Un objectif se caractérise par le plus petit nombe qui désigne la plus grande ouverture possible du diaphragme. Quand on passe de 1,8 à 2, on ferme le diaphragme donc on divise par 2 la quantité de lumière admise.

Plus le diaphragme est petit, plus la profondeur de champ est petite. Et inversement, plus le diaphragme est grand, plus la profondeur de champ est importante.

Les vitesses

Sur le boitier de votre appareil, vous pourrez aussi remarquer les vitesses. Ce sont des nombres variant de 1 (voire encore plus petit) à 500 ou 1000. C’est le temps pendant lequel l’obturateur reste ouvert quand vous appuyez sur le bouton. C’est trompeur parce que plus le chiffre est grand et moins l’obturateur reste ouvert longtemps. En fait, le chiffre est en fraction de secondes. 1/2 est donc plus grand que 1/1000. Plus le chiffre est petit, plus la lumière est admise dans le boitier.

Plus la vitesse est grande, plus l’image sera “instantanée”. Si vous réglez la vitesse sur 1000 en photographiant un vélo qui roule par exemple, votre vélo sera net alors que si vous utilisez une vitesse à 80, le vélo sera flou.

Le couple vitesse/diaphragme

C’est la base en photographie. Un couple diaph 8/vitesse 60 (f8/v60) captera autant de lumière qu’un couple diaph 2,8/vitesse 500 (f2,8/v500). Après il s’agit de choisir le couple en fonction de ce qu’on veut obtenir. Le couple f8/v60 aura une profondeur de champ (pdc) plus grande mais l’objet ciblé sera peut-être plus flou. Tandis qu’avec l’autre couple f2,8/v500, la profondeur de champ sera plus courte mais l’image sera fixe.

La profondeur de champ, mise au point, netteté

La prodondeur de champ c’est l’espace sur lequel la photo sera nette. Plus le nombre de diaphragme est grand, plus la profondeur de champ est grande. La mise au point se fait par translation de lentilles dans l’objectif (en autofocus ou manuel quand on tourne la bague sur l’objectif).

Le diaphragme sert donc à régler ce qui va être flou. Le pdc varie aussi en fonction de la distance de l’appareil au sujet. La focale est la longueur de l’objectif utilisé. Elle est généralement exprimée en millimètres. Plus elle est petite, plus vous aurez de recul sur votre photo (idéal pour les paysages). Plus elle est grande, plus vous zoomez (idéal pour les portraits ou la macro par exemple). Plus la focale est courte, plus la profondeur de champ augmente. Avec un objectif 28mm, la profondeur de champ est supérieur à celle d’un 50mm.

Une profondeur de champ courte est idéale pour des portraits ou de la macro. En effet, le sujet se détachera bien du fond qui restera flou.

La sensibilité du capteur

Exprimée en ISO, la sensibilité du capteur vous permettra d’avoir des images plus claires avec moins de lumière. Plus la sensibilité est faible (50,100 ISO), plus il faut de lumière pour que le capteur “imprime” l’image. Plus la sensibilité est grande (800, 1600 ISO), moins il faudra de lumière. Une grande sensibilité est pratique pour les photos en intérieur ou de concert. Mais attention, le diaphragme est aussi important ici parce que même si votre boitier peut monter jusqu’à une sensibilité de 1600 ISO, si la valeur du diaphragme n’est pas assez basse, vous ne pourrez pas avoir de photos réussies en intérieur. Il faut aussi savoir que plus la sensibilité est élevée, plus il y aura de “grain” sur votre photo. Le grain, c’est une sorte de voile de points blancs qui vient parasiter la photo.

La boîte à malice

Quelques liens pour approfondir le sujet si le coeur vous en dit.

Il existe des modes à mi-chemin entre le mode automatique et le mode manuel. Le mode S (ou Tv) et le mode A (ou Av). Le mode S vous permet de régler la vitesse, le boitier adapte seul la valeur du diaphragme en fonction de la quantité de lumière. Le mode A, c’est l’inverse. Vous imposez le diaphragme et le boitier règle la vitesse. En conclusion, c’est vrai que l’idéal pour bidouiller un peu en photo, c’est de pouvoir avoir accès à tous ces paramètres. Cependant, les compacts permettent aussi de faire des photos avec les modes pré-programmés (portrait, vitesse etc). Tout n’est donc pas perdu. ;-)

Les conseils précédents :