Origine des jeux de mots

Les jeux de mots sont utilisés dans le monde entier. Aucune culture, forme de langage ou contrée n’y échappe. Si à priori, les jeux de mots ont été créés par un de nos ancêtres plus malin et spirituel que la norme, la réalité est bien différente. Les jeux de mots ont une multitude d’origines, des peuples fort éloignés dans l’histoire et dans l’espace géographique ont produit des jeux de mots.

Des origines géographiques multiples

La première trace de jeux de mots remonte à l’Egypte ancienne, les jeux de mots étaient utilisés pour décrire les mythes et les interprétations des rêves. Dans la Chine de -300 avant JC, le philosophe Shen Dao qualifiait l’empereur de "shi", "shi" signifiait à la fois "pouvoir" et "position". Ce jeu de mot est certainement le premier jamais publié en mandarin. Dans l’Irak ancienne de -2 500 avant JC, les scribes utilisaient des jeux de mots tout en utilisant l’écriture cunéiforme. De même, les Mayas - qui sont des Amérindiens qui vivaient dans le sud du Mexique et le Nord de l'Amérique centrale -, utilisaient des jeux de mots sur les hiéroglyphes. Au Japon, les jeux de mots étaient également mis sur papier sous forme d’idéogramme. Plus près de chez nous, le peuple tamoul (basé principalement en Inde) utilisait aussi des jeux de mots.

Une longue tradition française

Pour ce qui est de la France, les jeux de mots sont aussi vieux que l’apparition du vieux Français au 9éme siècle (vérifiez cette date sur le site www.jeux-flash-gratuit.biz). On considère que c’est Denis Diderot qui fut le premier à utiliser une forme particulière de jeu de mot dans ses écrits : le calembour. Ce dernier est un jeu de mot qui se base sur la ressemblance phonétique de plusieurs mots. D’autres auteurs ont aussi utilisé des jeux de mots pour faire sourire leurs lecteurs, on pense ici à Rabelais et à sa série de romans sur la vie de Gargantua. On peut également citer le poète et scénariste Jacques Prévert, mais aussi Raymond Queneau et ses poésies comme Chêne et chien paru 1937, Les Ziaux en 1943, L'Instant fatal en 1946. D’autre écrivains français ont perpétué la tradition française des jeux de mots, on pense ici à Robert Desnos et son roman L’Aumonyme paru en 1923, Langage cuit (1923), Deuil pour deuil (1924) ou Sans cou (1934). C’est certainement Boris Vian qui a le plus utilisé de jeux de mots dans ses écrits, cet écrivain, poète, chanteur scénariste, acteur et peintre maitrisait la langue française comme personne et est passé maitre dans l’art du mot-valise. On lui doit entres autres "L'Écume des jours" (1947), "L'Automne à Pékin" (1947), L'Arrache-cœur (1953), "Les morts ont tous la même peau" (1948), "Trouble dans les andains" (1966), "Cinémassacre" (1952). Un autre écrivain français du 20eme siècle qui utilisait régulièrement des jeux de mots dans ses romans peu humoristiques est Louis Ferdinand Céline. Ce dernier possédait un style unique qui captait l’émotion du langage oral à l’écrit. On pense ici au merveilleux roman " Voyage au bout de la nuit" paru en 1932, "D'un château l'autre", 1957.

En bref, comme vous le voyez, les jeux de mots sont aussi vieux que le langage et leur origine est multiséculaire.